| Triennale 2012 |
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La Triennale, qui aura lieu à Ouagadougou,du 10 au 13 fevrier 2012 sera un moment majeur de dialogue entre tous les pays africains dans les domaines de l’éducation et de la formation. Comme le dit la thématique choisie pour cette Triennale, il ne s’agit ni plus ni moins que de concevoir et d’édifier des systèmes et dispositifs d’acquisition des connaissances, compétences et qualifications critiques ce qui permettra au continent de relever les défis de son développement futur. La concertation de la jeunesse africaine s’inscrit tout naturellement dans le processus de préparation de la Triennale dans la mesure où les jeunes sont les premiers concernés par l’acquisition de connaissances, de compétences et de qualifications critiques en vue d’un développement durable de l’Afrique. Pour identifier et répondre aux besoins des jeunes, l’ADEA a pris l’initiative d’organiser un Forum de concertation de la jeunesse africaine qui s'est deroulee a rabat. Vous pouvez contribuer en remplissant ce questionnaire triennale 2011 version française | Merci de télécharger, remplir et nous retourner à adresse Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. , toutefois vous pouvez en savoir plus sur www.adeanet.org La Triennale de 2012 Elle aura lieu à Ouagadougou debut 2012, ce sera un moment majeur de dialogue entre tous les pays africains dans les domaines de l’éducation et de la formation. Comme le dit la thématique choisie pour cette Triennale, il ne s’agit ni plus ni moins que de concevoir et d’édifier des systèmes et dispositifs d’acquisition des connaissances, compétences et qualifications critiques qui permettront au continent de relever les défis de son développement futur. Un développement que la Triennale définit sous le terme de développement durable, c’est-à-dire d’un développement qui lie étroitement croissance et sauvegarde des ressources naturelles, construction d’une société inclusive et édification des valeurs de solidarité et de la paix entre les peuples. L’atteinte des objectifs ainsi fixés à la Triennale exige que le processus qui y prépare implique au maximum l’ensemble de acteurs concernés. Il s’agit , bien sûr, des responsables nationaux, sous-régionaux et régionaux des politiques d’éducation et de formation, mais aussi des responsables économiques, professionnels et sociaux concernés par la définition, le pilotage et la mise en œuvre de ces politiques ainsi que des acteurs de la société civile. Ces derniers sont, en effet, de plus en plus engagés, en lien avec les partenaires publics et privés, dans la réalisation des dispositifs et parcours d’acquisition des connaissances, compétences et qualifications. Pour toutes ces raisons, l’ADEA a décidé que le processus de préparation de Ouagadougou 2011 serait un processus dynamique favorisant au maximum la participation active de tous les acteurs concernés. Ce processus peut-être défini selon les grandes lignes suivantes. Les consultations sous-régionales Il devient de plus en plus évident que les organisations régionales africaines telles que l’Union africaine (UA), la Communauté économique de l’Afrique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC ou ECCAS), la Communauté de développement de l’Afrique australe (CDAA ou SADEC), la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO ou ECOWAS), le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), l’Union économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA ou WAEMU)… développent des approches spécifiques dans les domaines de l’éducation et de la formation. Le processus de consultation préparatoire à la Triennale intégrera toutes ces approches et prévoira, si nécessaire, des réunions ad hoc afin de prendre toute la mesure des dynamiques en cours aux niveaux sous-régional et régional. Ainsi, à titre d’exemple, l’ADEA accompagnera la mise en œuvre du cadre de concertation dans les domaines de l’emploi et de la formation, établi entre les pays membres de l’UEMOA et le Cap Vert, lors de la conférence de Bamako d’avril 2010. Elle s’appuiera sur la dynamique de coopération sous-régionale ainsi créée pour mieux analyser et renforcer les liens qui existent entre le développement des compétences techniques et professionnelles et le marché du travail. Les consultations des divers réseaux d’acteurs La conception et l’édification de systèmes d’éducation et de formation efficaces, susceptibles d’aider les jeunes comme les adultes à acquérir les connaissances, compétences et qualifications critiques dont ils ont besoin pour réussir leur vie personnelle et professionnelle et participer à l’œuvre collective du développement durable, ne peut se faire sans la participation active de l’ensemble des acteurs concernés. Il importe donc que la préparation de la Triennale prenne en compte les analyses, expérience et avis autorisés de tous les réseaux organisationnels intervenant dans les domaines de l’éducation et de la formation. Sont concernés notamment : Les associations des jeunes leaders africains; Les associations de jeunes entrepreneurs et chefs d’entreprise; Les associations de la diaspora africaine dans le monde des affaires en Occident; Les organisations d’employeurs, qu’il s’agisse des confédérations interprofessionnelles, des fédérations professionnelles de branches, des chambres consulaires ou des diverses organisations d’artisans ; Les organisations de représentants de salariés, d’employés des secteurs formels ou informels ou tous les regroupements de personnes actives engagées dans des activités de professionnalisation et de qualification ; Les conseils nationaux de jeunes ainsi que les autres regroupements de jeunes ayant, entre autres objectifs, celui d’assurer le renforcement des capacités de leurs membres et ainsi de faciliter leur insertion dans la vie citoyenne, économique, sociale et professionnelle ; Les regroupements des acteurs de la société civile (réseaux d’associations aux niveaux d’une commune, d’un territoire, associations de parents, ONG locales…), notamment ceux qui prennent en compte les publics fragilisés ou marginalisés économiquement et socialement et ceux qui prennent en charge les publics laissés pour compte par les dispositifs formels d’éducation et de formation. En conclusion : L’ADEA développera toute cette activité de réseau afin de prendre en compte au maximum la dynamique de tous les acteurs publics, privés et associatifs qui interviennent dans le champ de l’éducation et de la formation pour peu à peu le rendre apte à répondre aux défis du développement durable de l’Afrique. Mais cette prise en compte ne se résumera pas à une simple analyse des actions, expériences et apports de tous ces acteurs. La Triennale 2011 leur donnera la parole afin qu’ils puissent exprimer leur propre vision de la promotion des connaissances, compétences et qualifications critiques et apporter leur pierre à un avenir à construire en commun : celui du développement durable de l’Afrique. Note conceptuelle concernant le processus de consultation des jeunes Les jeunes : définition et modes d’implication La consultation des jeunes africains s’inscrit tout naturellement dans le processus de préparation de la Triennale dans la mesure où les jeunes sont les premiers concernés par l’acquisition de connaissances, de compétences et de qualifications critiques en vue d’un développement durable de l’Afrique. Il convient, en effet, que les politiques d’éducation et de formation mises en place puissent leur permettre de s’insérer au maximum, professionnellement et socialement, dans une société dont beaucoup d’entre eux sont, à l’heure actuelle, largement exclus. Cette consultation n’est pas la première du genre. Les Nations-Unies avaient déjà fait, en 2004, une démarche identique en associant les jeunes et, notamment les jeunes leaders, à la réalisation des Objectifs du Millénaire (OMD). De même l’Union européenne avait consulté ces mêmes jeunes dans le cadre de la préparation du Sommet Afrique-Europe de la Jeunesse qui s’est tenu à Lisbonne du 5 au 7 décembre 2007. Le concept de jeune a été défini par la Charte Africaine de la Jeunesse élaborée et adoptée par l’Union africaine le 2 juillet 2006. Il désigne toute « personne âgée de 15 à 35 ans ». L’ADEA reprend ce concept tout en ciblant les jeunes qu’elle souhaite consulter sur quatre catégories de publics : les jeunes scolarisés, les jeunes déscolarisés, les jeunes en activité et les jeunes entrepreneurs. Dans le même temps l’ADEA se donne pour objectif de consulter les jeunes d’un nombre significatif de pays (au minimum une trentaine) avec le souci d’établir une répartition équilibrée de ces jeunes entre les diverses sous-régions du continent. La priorité dans le choix des pays sera donnée à ceux fortement impliqués dans les activités de l’ADEA, à ceux qui ont déjà mis en place des structures nationales de consultation des jeunes (du type conseil national de la jeunesse) ainsi qu’à ceux qui favorisent la participation des jeunes aux réflexions et actions menées au plan national dans les domaines de l’éducation, de la formation et de l’emploi. Les jeunes, de leur côté, pourront être contactés de diverses manières ; par le biais des membres du comité directeur ou des points focaux nationaux ; par le biais des conseils nationaux de jeunes ; le biais d’associations regroupant les jeunes au niveau local ou selon des thématiques liées à l’éducation, la formation, l’emploi ou le développement durable ; par le biais des PTF intervenant dans les domaines des thématiques développées par la Triennale. Les modalités de consultation des jeunes Comme déjà précisé dans les TDR relatifs au processus de consultation qui ont été validés en septembre 2010 à Tunis, la consultation des jeunes se déroulera en cinq temps. Premier temps : la réalisation d’une enquête quantitative et qualitative Elle porte sur la manière dont les jeunes analysent les réalités de leur pays dans les domaines de l’éducation et de la formation. Un questionnaire proposé par la coordinatrice « jeunes » du processus de consultation a été finalisé sur ce thème suite à un commun accord entre elle, la coordination générale et le Secrétariat. Ce questionnaire a été testé auprès d’un certain nombre de jeunes et sera prochainement diffusé sur Internet. Il a été décidé d’un commun accord que l’échantillonnage des jeunes par pays se ferait comme suit : 3 jeunes scolarisés ; 3 jeunes non scolarisés ; 3 jeunes ayant un emploi ou une activité professionnelle ; 3 jeunes entrepreneurs ou créateurs d’activité professionnelle. Si on part de l’hypothèse que l’enquête touchera au minimum 30 pays et plus vraisemblablement une quarantaine d’entre eux, on arrive à un échantillon global de 480 jeunes enquêtés, qui sera significatif statistiquement et qualitativement. Comme il n’est pas évident que l’ensemble des jeunes contactés répondront à l’enquête, il sera nécessaire d’identifier dans chaque pays retenu une personne de contact qui veillera à ce que l’échantillonnage par pays soit respecté. Cette identification se fera selon le type de contact établi (point focal national, responsable de conseil national des jeunes, responsable d’association, responsable point focal du reseau des auteurs environnementaux: Deuxième temps : l’exploitation des résultats de l’enquête selon une analyse à la fois quantitative et qualitative. Cette exploitation suppose l’adoption ou la réalisation d’un logiciel d’analyse permettant tout à la fois de croiser les données quantitatives et d’analyser les données qualitatives. Une fois cet outil choisi, il conviendra d’encoder les questionnaires reçus puis d’en faire une analyse multicritère afin d’en dégager les opinions convergentes et divergentes entre les enquêtés. Il faudra ensuite relire les résultats ainsi obtenus à la lumière des questions ouvertes qui auront-elles-mêmes été modélisées puis analysées et, enfin, choisir des exemples d’expériences positives ou négatives de jeunes à valoriser dans le cadre du processus préparatoire de la Triennale. Tout ce travail aboutira à la rédaction d’un premier draft des résultats de l’enquête. Ce premier draft pourra éventuellement être enrichi par des consultations directes de réseaux de jeunes particulièrement actifs aux plans national ou sous-régional. L’ensemble de ce travail sera à la charge de la coordonnatrice « jeunes » et de l’équipe qu’elle aura réunie à cet effet. Il conviendra toutefois qu’il soit effectué en lien étroit avec la coordination générale en raison de la complexité de l’interprétation des données qui auront été collectées. Troisième temps : la sélection des participants au forum des jeunes Il est entendu que le nombre de participants au forum sera au maximum 50 jeunes. Chaque participant devra avoir répondu à l’enquête. Il s’agira en gros de sélectionner 10% des jeunes qui auront été enquêtés. Cette sélection sera faite en respectant les critères suivants : Une représentation équilibrée entre les diverses sous-régions du continent ; Une représentation équilibrée entre les diverses composantes de l’échantillon retenu : jeunes scolarisés, jeunes déscolarisés, jeunes employés et jeunes entrepreneurs ; Une représentation équilibrée hommes/femmes ; Un choix prioritaire de jeunes exerçant des responsabilités du type : responsable de conseil national des jeunes, responsable d’association locale ou sous-régionale ou de syndicat d’étudiant… ; Un choix prioritaire des jeunes en fonction de l’exemplarité de leur itinéraire scolaire et professionnel ; Un choix des jeunes tenant compte des soutiens financiers qu’ils auront obtenus de la part des autorités nationales, d’ONG ou de PTF (exemple de la coopération belge qui accepte de pays les frais de participation des jeunes issus des pays où elle intervient). Quatrième temps : la réalisation du forum des jeunes Le forum s’appuiera sur les principaux résultats de l’enquête pour mener un débat entre jeunes sur les questions suivantes : Comment sont-ils impliqués dans les débats sur les orientations et mises en oeuvre de dispositifs efficaces d’éducation et de formation et quelles sont leurs propositions d’une meilleure participation active de leur part dans les réformes en cours ou en prévision? Comment évaluent-ils les points forts et faibles des parcours existants de formation et de professionnalisation notamment par rapport à leurs besoins d’insertion dans un emploi ou une activité professionnelle qualifiés et quelles sont leurs suggestions à ce niveau? Quelle est leur vision du développement durable et de ce qu’il faudrait mettre en oeuvre pour que les dispositifs d’éducation et de formation soient davantage au service d’une telle vision ? Quelles voies et moyens d’action prioritaires privilégient-ils pour relever les défis identifiés par la thématique de la Triennale ? Le forum aboutira à la rédaction d’un document de travail, le plus représentatif possible de la position des jeunes africains, sur la thématique de la Triennale. Ce document spécifiera la contribution spécifique des jeunes à la conception et à l’édification de systèmes d’éducation et de formation efficaces en vue de promouvoir le développement durable de l’Afrique. Cinquième temps : la rédaction d’une « déclaration de la jeunesse africaine » à présenter dans le cadre de la Triennale Le document de travail, qui fera suite au forum, sera publié sur Internet. Il fera l’objet d’un dialogue avec tous les jeunes intéressés à enrichir les conclusions de l’enquête et du forum. Ce dialogue sera animé par la coordinatrice « jeunes » et l’équipe de travail qu’elle aura mise sur pied. Il aboutira à la rédaction d’une « Déclaration des jeunes africains » qui sera complémentaire du travail d’analyse existant et qui sera présentée lors de la Triennale de Ouagadougou. |